Interview de 2 receveurs

Nous nous sommes tous retrouvés un jour face à un receveur de péage. Mais que se cache derrière ce métier ? Une rencontre avec Olivier et Laëtitia, tous deux receveurs au Pont de Tancarville, nous permet d’entrer dans une cabine de péage.

A quoi ressemble une journée de travail pour vous ?

Selon les jours de la semaine, nos horaires varient : de 5h à 13h, de 13h à 21h ou de 21h à 5h. Tous les jours nous changeons de cabine de péage : les voies où passent les camions sont les plus bruyantes, il vaut mieux ne pas y être 2 jours d’affilée !

Combien de véhicules voyez vous en une journée ?

Le flot de voitures et de camions défilant à la fenêtre de notre cabine est incessant. En journée, nous n’avons pas une minute de pose. Une transaction dure environ 20 secondes. NDR : Au mois de décembre 2007, plus de 475000 véhicules ont passé les barrières du péage. Ce qui se traduit par 700 à 900 conducteurs qui se présentent à chaque receveur pendant sa journée. Soit jusqu’à 4 véhicules par minute !

Quelles sont les qualités pour être receveur ?

Notre métier nécessite bonne humeur et rapidité. Il faut savoir renseigner les clients en quelques secondes quand ils demandent leur route ou des informations sur les abonnements.

Quel rapport avez-vous avec les clients ?

La relation client, c’est vraiment l’aspect agréable de notre travail. En général, l’échange est rapide mais sympathique. Avec certains qui passent tous les jours, il nous arrive de tisser un lien. Bien sûr, il y a aussi des clients bougons mais il faut apprendre à passer outre.

En conclusion ?

Lorsqu’on est receveur, on ne s’ennuie pas et la journée passe vite. Elle se passe d’autant mieux si elle est jalonnée de conducteurs souriants, alors, n’oubliez pas de nous dire bonjour à votre prochain passage !