Interview d'une inspectrice

A leur poste en local de surveillance, les inspecteurs surveillent les Ponts de manière globale pour garantir la sécurité de l’usager.

En tout, sur les Ponts de Normandie et de Tancarville, il y a 16 inspecteurs (6 titulaires, 6 intermittents et 4 polyvalents) qui assurent une présence sur les ouvrages 24h/24 tous les jours de l'année.

A travers une interview de Sylvie, inspectrice au Pont de Normandie, découvrons plus précisément quel est leur rôle.

Sylvie est inspectrice au Pont de Normandie depuis l’inauguration il y a 13 ans.

En quoi consiste votre métier d’inspecteur ?

Notre rôle est de surveiller le Pont de manière globale pour garantir la sécurité de l’usager.

D’abord, nous devons surveiller la circulation pour vérifier que le trafic est fluide. Si un incident survient (véhicule en panne, objet sur la chaussée, accrochage…), nous devons réagir immédiatement. Nous prévenons le service technique pour qu’il balise la chaussée si besoin, nous contactons la gendarmerie, les pompiers…

Ensuite, nous devons surveiller les conditions climatiques (température extérieure et de la chaussée, vent) et de la même manière, réagir en cas de besoin.

Nous sommes également le relais des receveurs. Nous leur préparons leur fond de caisse en début de quart et nous vérifions leur saisie de caisse en fin de quart. Nous établissons leur rapport d’événements (tout ce qu’il s’est passé pendant leur quart) pour garder une trace de tous les événements inhabituels.

Dernière chose, nous gérons les clients mécontents.

En ce qui concerne les conditions climatiques, quand devez-vous intervenir ?

Nous avons des écrans de contrôle nous informant de la température extérieure, de la température de la chaussée, de la puissance et de la direction du vent. Nous transmettons ces données au service technique afin de définir les mesures à mettre en oeuvre. Par exemple, si besoin, nous pouvons afficher des messages d’alerte sur les panneaux lumineux situés de chaque côté du Pont, pour prévenir les usagers d'un danger éventuel.

En cas de brouillard, nous déclenchons les feux de brouillard pour guider les conducteurs.

En cas de gel de la chaussée ou de chutes de neige, nous contactons le service hivernal pour qu’il intervienne.

En quoi votre métier est-il intéressant ?

Notre métier est très diversifié. Chaque jour, il faut gérer une multitude de choses. Il faut être bien organisé. Notre journée n’est jamais monotone. En prenant notre quart, nous se savons jamais comment la journée va se dérouler. En plus des tâches récurrentes (préparation et vérification des caisses des receveurs, rapport d’événements…), il y a tous les imprévus à gérer. Une journée ne fait pas l’autre, on ne s’ennuie pas !

Quel événement avez-vous eu à gérer récemment ?

Au mois de juin, une femme s’est endormie au volant, sa voiture a dévié sur la rambarde et s’est retrouvée sur le toit sur la chaussée.

Quelle est la procédure dans ce cas ?

Un conducteur nous a averti de l’accident en passant au péage. J’ai tout de suite pu localiser l’accident grâce aux caméras de sécurité. J’ai immédiatement contacté le service technique pour qu’il balise le lieu de l’accident. Ensuite, j’ai contacté les gendarmes et les pompiers. Enfin, j’ai entré l’information sur les panneaux lumineux pour que les usagers qui s’apprêtaient à franchir le pont soit vigilant en arrivant à proximité de l’accident.

 

© CCI du Havre - Sylvie à son poste de travail, au local du surveillance du Pont de Normandie