Les origines du projet

L’ouverture en 1959 du Pont de Tancarville fut le premier pas du désenclavement de la région havraise, facilitant les liaisons vers l’Est, le Sud-Est et la région parisienne tout particulièrement.

Pour faire face à l’accroissement rapide du trafic et améliorer la desserte vers la Basse-Normandie, la Bretagne, le Sud-Ouest et l’Espagne, l’idée d’un deuxième pont reliant Le Havre à Honfleur s’impose dès 1972.

La volonté politique, le dynamisme des institutions locales et territoriales se trouvent à l’origine du projet, autour de la Chambre de commerce et d’industrie du Havre. Très vite les élus des Conseils généraux de la Seine-Maritime, de l’Eure et du Calvados et du Conseil Régional de Haute-Normandie ont confirmé par un vote leur soutien financier et politique au projet.

Vingt établissements financiers, régionaux, nationaux et étrangers se sont groupés pour couvrir les besoins de financement. Le pool bancaire est conduit par le Crédit Local de France.

Les premiers appels d’offres sont lancés pendant l’hiver 87. Le projet « Pont de Normandie » est en marche.

 

 

En 1972, le succès du Pont de Tancarville permet aux Havrais un accès direct à la capitale mais n’autorise pas une bonne liaison du Havre vers la côte ouest, Honfleur, Deauville, Caen …
La CCI du Havre, forte de cette expérience acquise, monte le projet ambitieux de construire un nouveau franchissement en aval de Tancarville, dans l’Estuaire de la Seine : le futur Pont de Normandie.

En 1975, l’idée du premier projet est établie par le Ministère de l’équipement et sa réalisation fait alors l’objet d’une nouvelle étude. Plus qu’un doublement du Pont de Tancarville arrivant à saturation, ce projet est la possibilité d’ouvrir l’Estuaire vers d’autres directions, de faire jouer la complémentarité des deux rives de la Seine et d’améliorer la desserte du Port du Havre.

En 1979, naissance du projet du « Pont de Honfleur » : après de longues années d’études socio-économiques et techniques, un projet voit enfin le jour, qui tient compte de l’environnement maritime du site, exposé fortement aux vents et marées.

En 1985, les services de l’Equipement, mandatés pour affiner les hypothèses techniques et financières du projet, dégagent alors l’évolution positive de trois facteurs primordiaux : diminution possible du coût de l’ouvrage, augmentation du trafic, meilleures conditions d’emprunt.

Début 1986, la CCI du Havre fait réaliser une étude économique précise qui confirme ces données.

Le 15 septembre 1986, le Ministre de l’Equipement donne son accord de principe à la construction, sans apport budgétaire, si le financement peut être garanti par les collectivités.

Dès lors, début 1987, le Conseil Régional de Haute Normandie, les Conseils Généraux de la Seine-Maritime, du Calvados et de l’Eure, votent à l’unanimité les garanties du projet.

L’année 1986 est mise également à profit pour étudier la conception d’un pont à haubans plus long, éliminant la création de l’île artificielle au milieu de la Seine, préjudiciable à son équilibre hydraulique. Les services de l’Equipement, aidés par des experts internationaux consultés, concluent à la faisabilité d’un pont à haubans de 856 m de portée centrale, pulvérisant le record mondial de ce type d’ouvrage moderne (à l'époque détenu par le Pont Alex Fraser au Canada d'une portée de 465 mètres). Le projet du Pont de Normandie devient réalisable.

1987/1988 : Les premiers appels d’offres sont lancés.

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