Les origines du projet

Pour la ville du Havre, isolée par des marécages à l’extrémité du Bec de Caux, mal reliée par voie terrestre à un arrière pays réduit par sa position géographique à un quart de cercle, le franchissement de l’Estuaire est le principal moyen d’assurer la subsistance de ses habitants.

Pour traverser la Seine d’une rive à l’autre, il faut emprunter l’un des bacs. L’accroissement continu de leur trafic prouve la nécessité d’un passage permanent.

Dès 1931, la Chambre de commerce et d’industrie, très impliquée dans la vie économique havraise et dans l’activité du port, mène une campagne active pour la construction du pont-route de Tancarville.

A compter du 11 décembre 1940, l’Etat déclare d’utilité publique le projet de construction du pont et de ses voies d’accès.

La Chambre de commerce et d’industrie du Havre obtient la concession pour la construction et l’exploitation après la dernière guerre, le 17 mai 1951. La concession court jusqu’en 2026.

Le Havre au 19ème siècle

Pour la ville du Havre, isolée par des marécages à l’extrémité du Bec de Caux, mal reliée par voie terrestre à un arrière pays réduit par sa position géographique à un quart de cercle, le franchissement de l’Estuaire est le principal moyen d’assurer la subsistance de ses habitants.

Une dimension nouvelle, pour les relations entre les deux rives, s’ouvre avec la mise en service des paquebots à vapeur. Moins soumis aux aléas météorologiques, ceux-ci apportent une régularité de service que ne pouvaient assurer les bateaux à voiles.

Avec l’essor du chemin de fer, l’idée de traverser la Seine autrement qu’en bateau devient une nécessité : créer un lien fixe entre les deux rives.

Mais comment et où traverser la Seine ? Différents projets voient le jour :

  • le train tunnel en 1890,
  • le transbordeur en 1905,
  • le viaduc en 1911,
  • le tunnel en 1937.

En attendant, pour traverser la Seine d’une rive à l’autre, il faut emprunter l’un des bacs.

Une solution pour traverser la Seine : le Pont de Tancarville

L’accroissement continu du trafic des bacs prouve la nécessité d’un passage permanent.

Dès 1931, la Chambre de commerce et d’industrie, très impliquée dans la vie économique havraise et dans l’activité du port, mène une campagne active pour la construction du pont-route de Tancarville.

Dès le 7 décembre 1933, la décision du projet « Pont-Route » aux environs du bac du Hode-Berville est prise. Le 27 novembre 1935, l’avant projet d’un pont suspendu à la hauteur de Tancarville est monté.

Par délibération du 28 novembre 1935, la Chambre de commerce et d’industrie demande la concession pour la construction et l’exploitation.

A compter du 11 décembre 1940, l’Etat déclare d’utilité publique le projet de construction du pont et de ses voies d’accès.

La Chambre de commerce et d’industrie du Havre obtient la concession pour la construction et l’exploitation après la dernière guerre, le 17 mai 1951. La concession court jusqu’en 2024.

Le choix du site de Tancarville

Une fois la solution du pont-route retenu, le choix du lieu d’implantation s’est vite décidé.

Pour construire un pont sur la Seine, en amont du Havre, deux conditions sont imposées :

  • ne pas implanter de piles ou de pylônes dans le lit de la Seine,
  • réserver pour la navigation un tirant d’air de 48 mètres au dessus des plus hautes eaux.

Le choix du site de Tancarville, à 25 km du Havre, permet de :

  • réduire à 608 mètres la portée de la travée centrale, compte tenu de l’obligation faite de n’implanter aucune pile en rivière,
  • réduire au minimum la longueur des accès sur la rive droite grâce à la proximité de la falaise, et ainsi ne pas avoir besoin de viaduc d’accès sur cette rive,
  • éviter la construction d’un autre ouvrage pour le franchissement du canal de Tancarville.